La musique et la mode vont de pair

Adidas Originals Adria Mid SleekNous sommes d’accord, l’industrie musicale est l’une des industries les plus influentes de la société. Les gens travaillent, conduisent, jouent, mangent, dansent, tout en écoutant de la musique. Les musiciens ont toujours été des icones culturelles. Qu’il s’agisse d’un choix conscient ou d’un phénomène irréfléchi, les gens ont tendance à choisir leur style vestimentaire en fonction des musiciens qu’ils écoutent : tee-shirts extra larges et jean baggy pour les fans de Hip-Hop ou bottes noires et jupes serrées pour les auditeurs de Metal.

Les chanteurs et auteurs-compositeurs ont toujours donné le ton à la mode. La musique et l’industrie de la mode sont devenues si étroitement liées que les artistes eux-mêmes utilisent leur célébrité pour lancer leur propre ligne de vêtements, comme Jennifer Lopez, P-Diddy, ou Gwen Stefani.

Qui peut oublier le groupe de rap Run DMC et le phénomène de mode pour Adidas ? En faisant un hymne aux sneakers Adidas avec la chanson « My Adidas », ils feront grimper en flèche les ventes de l’enseigne aux trois bandes.

De manière involontaire certainement, le groupe Nirvana lance le look Grunge dans les années 90. Bien que ce style ait commencé dans la ville de Seattle, il est rapidement devenu un phénomène de mode populaire grâce à leur musique.
Autre exemple. Porter la marque Kangol dans les années 80, c’était faire une déclaration de mode à la star du rap LLCool J, qui arborait ce chapeau comme sa marque de fabrique.

Au cours de la même décennie, Madonna a changé la façon de s’habiller des jeunes filles pour toujours. Elle était belle, audacieuse, ludique et décomplexée, les filles l’aimaient et voulaient lui ressembler. Leggings mi-mollet noir, bandeaux, bracelets, bottes, ballerines, jupes courtes, tops moulants et grandes boucles d’oreilles, un nouveau style était né.

Nombreux sont les exemples à citer. Mais je ne vous apprends rien, il existe une forte convergence entre la musique et la mode. La musique exprime votre point de vue sur le monde, la mode fait exactement la même chose à un niveau un peu plus subtile.

Je pense que beaucoup de gens s’habillent en fonction de la musique qu’ils écoutent, non pas parce que la musique est influente, mais parce qu’ils sont déjà d’accord avec ce que la musique exprime et la façon de s’habiller est une extension de ce phénomène. Regardez donc votre garde-robe…

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Scan7 @ Suicide Circus, Berlin – 30 décembre 2011

Scan 7 ce sont des mecs marrants avant tout comme en atteste la photo qui suit :

lolilol

C’était aussi et sans doute le set le plus violent depuis que j’écoute de la musique électronique en club. Généralement plus occupé à apprécier les basses et variations comme un autiste plutôt qu’à pécho de la demoiselle défoncée à la MDMA à cause de mon physique ingrat, je me retrouve donc à sautiller des heures durant et n’interrompant ma petite danse que pour m’abreuver ou au contraire me vider et discuter avec mes amis les dealers pendant cinq minutes.

Avant d’écrire cet article, j’ai bien entendu entrepris des recherches approfondies sur le sujet et jeté une oreille attentive aux tracks présentes sur le myspace du collectif. Le constat est sans appel : c’est pourri. Je précise hein, des fois que des lecteurs passionnés me spamment de commentaires type « LOOOL SSAI QUOI ÇA, SA ÇENT LA ZEBOU1!11! ».

Cependant, le MIX donc, était sacrément rigolo. Pour ma part, première expérience au Suicide Circus, fondé il y a non longtemps et non loin de la Spree. Dans la salle principale le son est extrêmement sec et les basses assourdissantes permettant une très bonne immersion. Arrivé aux alentours de trois heure du matin dans un état discutable avec mes amis, juste le temps de poser ses affaires dans un coin, de scalper une mousse sur le zinc et nous voilà en plein intermission avec un set humant bon la lessive fraiche.

Le monsieur démarre lentement et la projections d’images de Détroit vu d’un monorail viennent agrémenter et même apporter une vraie force à ce crescendo progressif. Le visuel est hypnotique et les prises de vues sont agréables et preuve d’un amour indéfectible pour leur ville. Preuve autrement apportée par la musique elle-même puisque Scan7 se considère comme de la Techno de Detroit dont les tenants et aboutissants se trouvent clairement expliqués dans le passage que je paraphrase volontiers :

Les créateurs font le parallèle entre leur musique et la ville de Détroit, en grande partie tributaire de l’industrie automobile qui a connu au début des années 1980 une très grande crise économique. La Techno traduit à la fois la désolation d’un monde industriel en fin de vie et l’espoir de jours meilleurs grâce aux nouvelles technologies, ainsi les allusions à la science-fiction sont courantes.

Univers sombre oblige, le set est une succession de phases plus vibrantes les unes que les autres que j’ai perçu de façon intense. Il ne laisse aucun répit, aucun espoir et lorsque la musique semble prendre sa respiration, ce n’est que pour amener une nouvelle couche de pessimisme. Impressionnant.

Malgré cette effusion de violence sonore, la session ne s’est jamais avérée chiante et m’a complètement purgé en me laissant patauger dans le vertige de ce nihilisme : pas de la musique de petit garçon en somme. Mes amis semblaient également sourire de l’expérience et sans mot dire, il était temps pour chacun d’entre nous de se retirer tant l’épaisseur du son nous a épuisé.

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WOMP WOMP WOMP WOMP WOMP (etc.)

Certains ne vont pas se plaindre de ce que c'est devenu, je le sens...

Certains ne vont pas se plaindre de ce que c'est devenu, je le sens...

 

Le Dubstep, genre électro qui se fait de plus en plus connaitre et dont les représentants comme Skrillex (même Le Monde en parle, c’est pour dire…) sont de plus en plus appréciés sur le dancefloor (Je me garderais de donner mon avis sur la musique au risque de paraître désobligeant pour certains héhé) Le problème c’est que presque personne ne sait comment danser ce truc à base de, non pas POPOPOPO comme dirait Joey, mais de WOMPWOMPWOMPWOMP. Du coup on tombe sur des types qui font un peu tout et n’importe quoi, le résultat s’apparentant généralement à de la tektonik au ralenti et saccadée. Un truc un peu moche en somme (bref, comme la musi-OUPS! voyez ? j’ai presque failli dire du mal du Dubstep)

 

 Voilà comment ne se danse PAS le dubstep

Ainsi donc, Marquese Scott, danseur professionnel a pour sa part calqué le popping (une danse originaire de Californie) sur la musique Dubstep et le résultat est plutôt époustouflant. Pour preuve, cette vidéo sur la muraille de Chine oèu l’on peux voir l’étendue de la maitrise du mec. La gravité semble pour le coup ne pas avoir effet sur lui.

 

 

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Doctor Flake

Après une quatrième galette autoproduite sortie en septembre de cette année, il serait temps de revenir sur cet artiste qui mérite le détour.

 

Le Lyonnais qui redorait l’image du trip-hop en France

De son vrai nom Jean-Marie Léger, Doctor Flake débute son projet de découpe sonore comme il aime en parler avec de vrais termes en français. Largement comparé à la démarche de Dj Shadow a ses débuts par la presse qui parle alors elle de similitude dans les méthodes de sampling. Sa musique est catégorisée dans un mélange entre abstract hip-hop, registre dans lequel il est considéré aujourd’hui comme une figure importance en France, à l’instar de Dj Krush et Dj Shadow.

Son univers est sombre et référencé et on se plait à reconnaitre tel sample de voix ou tel thème musicale connue. Ses deux premiers albums sont froids et les discours sur la dépression ou la thérapie ne sont pas là pour venir égayer le tout. Une petite vidéo atteste de la noirceur de cette musique :

Doctor Flake – la thérapie

Doctor Flake aime à se penser comme un chirurgien de la musique, un chirurgisicien. Une thématique et un leitmotiv qui revient tout au long de sa petite carrière déjà bien remplie. En effet, en moins de 10 ans d’existence, ce sont déjà quatre albums qui ont vu le jour avec un dernier opus paru en septembre dernier.

 

Doctor Flake en albums

-          Intervention Chirursicale (2005)

Première album du monsieur Flake, le style est encore juvénile : cela se ressent par une exécution certes de qualité mais loin d’être aussi fouillée et l’utilisation de sample parfois un peu facile, connue par la nouvelle génération : Requiem for a dream, C’est arrivé près de chez vous

 

-          Paradis dirtyficiels (2007)

Second album donc du docteur, un style plus poussé, plus homogène et compact aussi. Des titres comme La thérapie, très profond qui annonce une suite d’album dans le même univers.

 

 

-          Minder Surprises (2009)

Des collaborations à découvrir sur cet album dont Vale Poher, plus orienté hip-hop, plus lumineux également. Un album disposant d’un rythme plus soutenu qui marque un tournant par rapport aux deux premières galettes et une maturité pour le charcuteur de sons.

 

 

-          Flake Up (2011)

Flake up est sans doute à ce jour l’album le plus abouti de Docteur Flake. Homogène et dynamique, cet album joue réellement avec les styles musicaux : trip-hop et hip-hop, propose des compositions vraiment originales où les samples sont toujours présents bien sûr mais moins marqués dans leur utilisation.

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Playlist de Noel

Quand on nous dit album de Noel, nous pensons tous à des chants religieux, mais en réalité, chaque année, à cette période de l’année, plusieurs artistes, certains plus célèbres que d’autres, sortent un album destiné à animer notre réveillon au coin de la cheminée (pour ceux qui en ont bien sur :-) ). Cette année, pèle mêle les sorties notables vont de Justin Bieber (eh oui !) à Carole King « A Holiday Carole » qui pour cette année a coécrit les chansons de son album avec sa fille (Louise Goffin) et les compositeurs Jody Marr, George Noriega et Guy Chambers. Justin Bieber, du haut de ses 17 ans est le plus jeune artiste présent dans le top des sorties de ces vacances de Noel, avec « Under the Mistletoe ». À la sortie de l’album, le single « Mistletoe » est passé n°1 sur iTunes en moins d’une journée.

Michael Bublé sort cette année son premier album de noël intitulé « Christmas » dont les 13 titres sont aussi bien des classiques que des nouveautés. Cet album a connu la participation de Shania Twain, Thalia and The Puppini Sisters. Chicago a collaboré avec Dolly Parton, BeBe Winans, Steve Cropper et America pour la sortie de « Chicago XXXIII – O Christmas Three » le 3ème album de au bout de 42 ans de carrière. Toujours dans le top des sorties de ces fêtes de fin d’années, nous avons «Songs of December » de Paul Anka qui célèbre ses 50 ans de carrière avec cet album ; tobyMac avec « Christmas in Diverse City » vous propose différents genre musicaux comme le rock, la pop du hip-hop et du R&B.

Pèle mêle nous avons aussi « The Christmas We Hoped For » de Vanessa Peters avec une reprise de « All that I want » des The Weepies ou encore, « A Very She and Him Christmas » du duo pop She & Him sans oublier les Jersey Boys avec « Seasons Greetings: A Jersey Boy Christmas ». Il y en a donc forcément pour tous les goûts. Un dernier mot: joyeux noël en musique!

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The Cinematic Orchestra

The Cinematic Orchestra, c’est le genre de groupe que tu écoutes confortablement installé dans un sofa dans un intérieur 60’s avec des gens 60’s en sirotant un cocktail 60’s surmonté d’une cerise confite piquée dans un cure-dent. Ambiance jazzy et soul moderne nappée d’électro discrète et élégante.

 

The Cinematic Orchestra

The Cinematic Orchestra, (ne pas oublier le « the » devant l’appellation du groupe, c’est un petit peu comme une particule devant un nom de famille) est fondé par un britannique : Jason Swinscoe. Un type bien en toute apparence puisqu’il bossait alors pour Ninja Tune, le même label qui produit son premier disque. Ninja Tune est une maison qui n’a pas tellement besoin d’être présentée : Amon Tobin, Bonobo, Coldcut, Diplo, Dj Food, The Herbaliser, Kid Koala, Mr Scruff, The Qemists… pas trop dans leur habitude de produire de la merde quoi. Mais il se trouve que ce brave Jason travaillait alors pour eux dans le but premier de découvrir les rouages de l’industrie musicale plus que pour se la raconter sur son curriculum vitae et dans les soirées branchées de East London.

Avant de se faire connaître au travers de The Cinematic Orchestra, Jason Swinscoe s’est fait une notoriété grâce à plusieurs radio puis par la création de son propre club : The Loop où le concept pilier est, pour les musiciens, de recréer une nouvelle bande originale à un film projeté dans la salle.

 

Ma Fleur

Ma Fleur est le quatrième album studio de The Cinematic Orchestra, si l’on excepte l’album de remixes sorti au début des années 2000. Le groupe s’entoure ici de Patrick Watson, Fontella Bass et Lou Rhodes pour plusieurs collaborations, tout au long de l’album.

C’est un album moelleux, qui me plonge à chaque fois dans un profond sentiment de relaxation à la fin de la dernière chanson. Il m’a personnellement été très utile pendant les tournois de poker, atténuant ainsi le stress et affutant mon acuité de joueur invétéré – peut-être était-ce le whisky ? Toujours est-il que cet album n’est pas sans rappeler les longues périodes musicales torturées et deep des groupes de rock psychédélico-progressif. Le titre In To You, en particulier, porte bien son nom et vient à point au cœur de l’album avec son rythme circulaire qui donne envie de tout arrêter, de rester immobile et de hocher la tête comme un autiste perdu dans son monde sensible.

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R.E.M. – Collapse into Now

Aujourd’hui petite chronique, tardive, du dernier album de R.E.M. sorti en mars dernier : Collapse Into Now. Un récapitulatif rapide pour ceux qui dormaient au fond pendant les trois premiers cours.

-          R.E.M. c’est quoi ? c’est qui ?

Cela ne devrait pas prendre longtemps vu la notoriété mondiale du groupe, m’enfin, pour le plaisir de raconter une histoire :

Né en l’an de grâce 1979, R.E.M. prend forme en Géorgie dans les États-Unis d’Amérique pour une très longue carrière de trente années, malheureusement terminée en septembre dernier. R.E.M. est un acronyme signifiant Rapid Eyes Movements, que l’on retrouve dans le lexical du sommeil puisque cela définit une période précise du sommeil profond où, comme son nom l’indique, les yeux effectuent des mouvements rapides et incontrôlés. Ils sortent un tas d’album pendant ces trois décennies avec quelques tubes phares internationaux tels que Loosing my Religion ou Everybody Hurts. Le groupe est engagé dans une vision politique progressiste et au fil du temps, Michael Stipe le chanteur du groupe, n’hésite pas à utiliser sa couverture médiatique pour défendre des causes qui lui sont chères. Bref.

 

-          R.E.M. Collapse Into Now

Pour ma part, je n’ai jamais été un grand fan du groupe et ne connais pas leur discographie, en fait. Mais cet album-là, ce Collapse Into Now, il est bon. Des sonorités savoureuses qui me donnent parfois l’impression d’être un paysan maitrisant son troupeau de braves moutons dans le Yorkshire de sa voix surannée et de son long bâton biscornu et écorcé. Mais aussi d’être un jeune homme dans la vigueur de son âge (ce que je suis en gros) grâce à des mélodies qui donnent envie de se lever le matin : Überlin.

J’adore cette chanson. Ce mélange de mélancolie, de poésie et d’actualité : Berlin est une ville qui change petit à petit et qui est (fut ?) la figure d’un endroit de liberté avec sa culture underground  et son état d’esprit punk, le tout issu du climat politique pré-chûte du Mur. Un joli ode à la capitale allemande qui aura sans doute donné des ailes au groupe américain.

Le reste résonne, à mon sens, plus comme une sorte de retour à un rock traditionnel à base de mottes de terre au pays des rednecks. Mais attention rien de dépréciatif là-dedans : les chansons sont de qualité, bien orchestrées et ne se répètent pas. La ballade Every Day is Yours to Win entrecoupe très bien le reste de l’album, plus dynamique.

Enfin, je sais pas, tous ces mots c’est maladroit mais Collapse Into Now est un album qui me donne envie de vivre. C’est bien non ?

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Blut Aus Nord

Allô ? Mais allô quoi ?

Aujourd’hui rien n’échappe à la popularisation. Avec internet, même le métal et, de surcrois un genre de niche comme le Black Metal, s’est fait prendre d’assaut par la communauté hipster. Le pourquoi du comment n’est pas compliqué. Les groupes américains comme Krallice, Liturgy et Wolves in the Throne Room ont ouvert une brèche, en laissant dans les armoires les corpsepaints, croix renversées, haches de guerres et postures de crabes dans la neige, à travers laquelle les personnes découvrant le genre sous un jour plus fréquentable se sont engouffrés. J’ai versé une larme et après je me suis dit que ça passeras forcément. On se consolera en se disant que les groupes mis en devant de cette scène sont, en plus d’être français pour certains d’entre eux (youhou !), de qualité et intègres. Heureusement, ce n’est pas Pitchfork qui pourra changer ça.

Pourquoi j’ai l’air de m’insurger ? Parce que cette année c’est l’un des groupes qui pousse le genre dans tous les retranchements possible qui  s’est retrouvé premier de la sélection « Show No Mercy » (lolilol) du célèbre webzine américain (à noter qu’il n’y a qu’une seule critique sur le site pour ce groupe qui existe depuis 1995 et dont c’est le 9e album). Blut Aus Nord, donc.

 

 

En 1995, sort l’album Ultima Thulé après une paire de démos sous le nom Vlad. L’album est ancré dans les débuts du Black Metal norvégien, froid, aux claviers aériens et laisse entrevoir que le groupe n’est pas un énième copycat. Sur son 2e album l’année d’après, Memoria Vetusta I, le groupe prend un virage épique, inspiré de Bathory qui donnera des moments de bravoure à filer des frissons dans le dos. 5 ans passent sans aucune nouvelles du groupe et là, la claque. Un monolith de noirceur du nom de The Mystical Beast of Rebellion débarque et s’impose comme l’une des pierres angulaires du true black. Véritable pavé dont les quelques pauses sont plus stressantes qu’autre chose. Mais le groupe commence de plus en plus à s’éloigner des principes de base du genre pour livrer son chef-d’œuvres The Work Which Transforms God.

Le groupe est plutôt mystérieux. Son leader, Vindsval n’a jamais montré son visage ; 2 autres membres sont cités mais dont on ne connait rien. Il reste toujours les interviews pour en savoir un peu plus, heureusement, et le bonhomme se révèle très intéressant.

Bref, au-delà de toute la hype qu’il peut régner autour, il faut écouter ce groupe (au moins les derniers travaux, plus accessibles)

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Sunn O)))

 

(Attention, prononcez Sunn tout court, ou vous risquez de passer pour un has-been)

Nommés d’après une marque d’amplis dont ils tirent aussi leur logo, Sunn O))) s’est formé en 1998, à la base comme groupe hommage à Earth, pionniers du « drone doom », et se compose de Stephen O’Malley et Greg Anderson (ils formeront plus tard, une multitude de projets parallèles comme Burning Witch, Khanate, Teeth of Lions Rule the Divine, Thorr’s Hammer, Pentemple…). Dans la foulée, ils créent leur propre label Southern Lord Records sur lequel ils sortiront tous leurs albums et connaissent, depuis, une popularité (ou hype) et une reconnaissance grandissantes.

Le son du groupe est basé sur le RIFF. Tout tourne autour du RIFF. Le son est lourd, lent et remue tripes et cerveaux. Les vrombissements de guitares et les larsens, couplés à une mise en scène à base de robes de bures et de fumée font des concerts de Sunn O))) de véritables rituels.

Tour d’horizon discographique

Première publication, The Grimmrobes Demos est, comme son nom l’indique, une démo (tapant néanmoins dans les 55 minutes). Le groupe reprend les choses là où s’étaient arrétés Earth avec son album Earth 2 – Special Low Frequency Version et fait du drone un leitmotiv. On retrouve par la suite les mêmes éléments sur le premier album : ØØ Void.

Les choses commencent à évoluer avec l’album suivant, Flight of the Behemoth, où l’on retrouve la participation de Merbzow, artiste Noise japonais, mixant 2 pistes. Par la suite, ces collaborations que l’on retrouvera à chaque sortie, seront la marque d’albums tous différents les uns des autres.

On retrouvera ainsi Julian Cope sur White 1, Attila Csihar sur White 2 et plusieurs live et autres sorties du groupe, Oren Ambarchi sur Black One, le groupe japonais Boris sur Altar, Eyvind Kang, Jessika Kenney et Dylan Carlson entre autres sur le dernier album en date du groupe, Monoliths and Dimensions… Chaque album dispose ainsi de sa particularité, de sa « patte », et cela permet au groupe de ne pas s’enfermer dans une optique de répétition comme le premier album aurait pu le laisser imaginer.

Sunn O))) s’est approprié un genre et l’a transcendé mais aura donné aussi naissance (comme tous les grands groupes) à toute une bande de suiveurs opportunistes qui auront contribué à tourner le drone-doom en ridicule. Cela n’aura pas donné que du mauvais, bien sûr, mais Sunn O))) restera inégalable dans son genre. Il a suffi de voir le groupe lors de sa tournée de 2009 dédiées aux Grimmrobes Demos (et donc dénuée de fioritures) pour s’en rendre compte : son ample, vibrations dans tout le corps… Un hymne aux grands Anciens dont sont capables peu de groupes.

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Archive

Archive : petite biographie

Archive est un groupe britannique, fondé par Darius Keeler et Danny Griffiths. Actif depuis 1996, année de sortie de leur premier album, Archive a expérimenté différents styles musicaux, au départ axé sur un mélange de trip-hop et de soul, et plutôt engagé sur la voie du rock progressif aujourd’hui. Darius et Danny forment le noyau dur mais le reste des membres a évolué au fil du temps, avec parfois des come-back après plusieurs albums. On cite ainsi de nombreuses voix et talents au court de la carrière du groupe : Rosko John et Roya Arab, Suzanne Wooder, Craig Walker, David Penney, Maria Q, Pollard Berrier ainsi que les musiciens « de l’ombre » tels que Steeve Harris, SMiley ou Jonathan Noyce.

Le groupe reste relativement discret en Grande-Bretagne mais jouit d’une désormais d’une très bonne réputation en France en particulier. D’ailleurs, si l’on regarde d’un peu plus près les dates de leurs tournées, on se doute que les membres du groupe l’ont bien pris en compte sans compter le fait que les fondateurs eux-mêmes semblent particulièrement apprécier notre (beau ?) pays, notamment Paris.

Archive s’est lancé en 2011 dans une série de concerts accompagné d’un orchestre, a collaboré (3 chansons) à la réalisation du dernier album de Mylene Farmer « Bleu noir », a lancé l’idée en juillet 2010 de produire un DVD grâce aux fans et enfin, le groupe serait aujourd’hui dans un processus créatif puisqu’annonçant la sortie d’un nouvel album pour 2012.

 

Archive en albums

Le groupe compte aujourd’hui 8 albums studio à son actif, un nouveau étant en préparation. Archive fait partie de ces rares groupes avec une vraie carrière dans le temps, qui a réussi le tour de force de sortir un premier album exceptionnel.

En effet, Londinium est un album intemporel, considéré par de nombreux fans et chroniqueurs comme un pilier du mouvement trip-hop. Bien que le style musical de l’album ne soit pas exactement du trip-hop au sens où Massive Attack  l’a défini, il est clairement influencé par cette mouvance ainsi que par la musique soul, et électronique. Il s’agit d’un album difficilement comparable ou semblable à un autre, d’où son statut d’œuvre respectée. Je ne peux que vous conseiller de lire cette chronique, que je trouve pointée très justement les tenants et aboutissants de cet album, fort fantastique ma foi.

 

Vient ensuite Take My Head, qui n’a pas reçu le même accueil que son prédécesseur et pour cause : l’album n’est pas foncièrement mauvais mais stylistiquement éloigné du premier opus d’où une grande déception des fans. Plus orienté pop/rock, donc indéniablement plus « commercial » par rapport à Londinium.

Puis vient You All Look The Same To Me, un titre aussi sombre que les nouvelles chansons qui composent cette galette. Un album torturé, dépressif, plein de grosse nappes électroniques qui rappellent les voyages de plusieurs minutes des titres de Wish You Were Here des Pink Floyd. C’est d’ailleurs sans doute cet album qui a valu à Archive les comparaisons récurrentes dans la presse avec le groupe anthologique des années 60.

Noise, deux ans plus tard, est à mon sens un album particulier, un peu fourre-tout mais encore résolument influencé par la période YALTSTM par la noirceur du début d’album qui laisse peu à peu place à un semblant de lumière sur la fin. On y parle même d’amour de façon positive, c’est dire.

Cependant, c’est avec Lights que va s’opérer un véritable changement. Le line-up du groupe est (encore une fois) radicalement changé et l’on retrouve désormais en chanteur principal un gringalet du nom de Pollard Berrier qui impose un nouveau style vocal. Il y a même un semblant de retour à YALTSTM voire à Londinium sur certains titres, l’ensemble étant assez atmosphérique, léger mais dynamique. Sans doute leur album le plus rock jusque-là.

Enfin, Controlling Crowds, ainsi que sa suite Part 4, sortie un an plus tard et assumée comme telle, signe à mon avis un nouveau départ plus pop rock pour la formation britannique. À mon sens, la suite est de meilleure facture mais l’album est sans doute ce qu’Archive a produit de moins bon. Trop pop pour moi, leur musique a perdu cette petite chose qui la rendait profonde et touchante et ne laisse, dans cet album tout du moins, qu’un goût de bâclé. Le mot est fort et peut-être exagéré dans l’absolu mais comparativement à la créativité musicale d’un Londinium de 1996, je trouve le terme approprié.

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