Flying Lotus, de son vrai nom Steven Ellison, est un jeune noir de 28 ans. Dis comme cela, ça résonne comme un début d’article un peu ségrégationniste mais HALDE, SOS Racisme et autres associations politiquement correcte, détendez-vous ce n’est que pour rendre un hommage à ceux qui, admettons-le à un moment donné, ont influencé la musique moderne bien plus que n’importe quel blanc bec.
Un lien de filiation avec John Coltrane, ça aide.
Bref, Steven est un musicien plus que doué qui jongle avec ses rythmes et ses samples dans un univers musical expérimental inspiré par les sonorités hip-hop, le jazz et la musique électronique au sens large. Soyons impartial d’entrée de jeu : Flying Lotus, ça défonce.
Pour cause de sa réussite musicale (forcément), une filiation éloignée à John Coltrane lui insufflant l’énergie jazz nécessaire à ses expérimentations. Il démarre ainsi en 1983 avec son album 2006, ou peut-être est-ce l’inverse ? hihihi… Un premier album qui annonce assez vite la couleur de ce jeune prodige qui signera d’ailleurs un an plus tard sur le célèbre label Warp Records.
Quand la musique est bonne
Son second opus, Los Angeles pourtant extrêmement mal noté sur trip-hop.net avec seulement 3 étoiles sur 5 (un scandale, je m’insurge, m’élève et m’en vais brûler des immeubles comme en Grèce) est une tuerie. L’ensemble peut sembler répétitif, trop charcuté mais le tout est progressif et très bien construit. On passe donc l’heure à hocher la tête sur ce son lourd, parfois déroutant mais qui ne nous abandonne jamais et qui nous surprend à plus d’une reprise.
Son dernier album en date parait en 2010 et s’intitule Cosmogramma. Un titre prétentieux pour une galette moins accessible que la précédente : des coupures nettes, des sons encore plus distordus et fouillés. Ce Cosmogramma remportera d’ailleurs le prix du meilleur album Dance/Electronica du Independent Music Awards en janvier 2011 : si ça c’est pas une belle preuve de la qualité de Flying Lotus ??
Comment découvrir ce jeune américain plein de bonnes vibes ?
Plusieurs moyens s’offrent à vous : notre légendaire youtube propose de visionner et d’écouter ses morceaux. Grooveshark également propose d’écouter ses albums dont le magnifique Los Angeles, par exemple.
Si vous avez plus la fibre généreuse, vous pouvez tout simplement vous rendre sur le site internet de Flying Lotus. C’est aussi cela la magie d’Internet !


Le monsieur démarre lentement et la projections d’images de Détroit vu d’un monorail viennent agrémenter et même apporter une vraie force à ce crescendo progressif. Le visuel est hypnotique et les prises de vues sont agréables et preuve d’un amour indéfectible pour leur ville. Preuve autrement apportée par la musique elle-même puisque Scan7 se considère comme de la 





The Cinematic Orchestra
Ma Fleur est le quatrième album studio de The Cinematic Orchestra, si l’on excepte l’album de remixes sorti au début des années 2000. Le groupe s’entoure ici de Patrick Watson, Fontella Bass et Lou Rhodes pour plusieurs collaborations, tout au long de l’album.
Cela ne devrait pas prendre longtemps vu la notoriété mondiale du groupe, m’enfin, pour le plaisir de raconter une histoire :
Pour ma part, je n’ai jamais été un grand fan du groupe et ne connais pas leur discographie, en fait. Mais cet album-là, ce Collapse Into Now, il est bon. Des sonorités savoureuses qui me donnent parfois l’impression d’être un paysan maitrisant son troupeau de braves moutons dans le Yorkshire de sa voix surannée et de son long bâton biscornu et écorcé. Mais aussi d’être un jeune homme dans la vigueur de son âge (ce que je suis en gros) grâce à des mélodies qui donnent envie de se lever le matin :