Scan 7 ce sont des mecs marrants avant tout comme en atteste la photo qui suit :

lolilol
C’était aussi et sans doute le set le plus violent depuis que j’écoute de la musique électronique en club. Généralement plus occupé à apprécier les basses et variations comme un autiste plutôt qu’à pécho de la demoiselle défoncée à la MDMA à cause de mon physique ingrat, je me retrouve donc à sautiller des heures durant et n’interrompant ma petite danse que pour m’abreuver ou au contraire me vider et discuter avec mes amis les dealers pendant cinq minutes.
Avant d’écrire cet article, j’ai bien entendu entrepris des recherches approfondies sur le sujet et jeté une oreille attentive aux tracks présentes sur le myspace du collectif. Le constat est sans appel : c’est pourri. Je précise hein, des fois que des lecteurs passionnés me spamment de commentaires type « LOOOL SSAI QUOI ÇA, SA ÇENT LA ZEBOU1!11! ».
Cependant, le MIX donc, était sacrément rigolo. Pour ma part, première expérience au Suicide Circus, fondé il y a non longtemps et non loin de la Spree. Dans la salle principale le son est extrêmement sec et les basses assourdissantes permettant une très bonne immersion. Arrivé aux alentours de trois heure du matin dans un état discutable avec mes amis, juste le temps de poser ses affaires dans un coin, de scalper une mousse sur le zinc et nous voilà en plein intermission avec un set humant bon la lessive fraiche.
Le monsieur démarre lentement et la projections d’images de Détroit vu d’un monorail viennent agrémenter et même apporter une vraie force à ce crescendo progressif. Le visuel est hypnotique et les prises de vues sont agréables et preuve d’un amour indéfectible pour leur ville. Preuve autrement apportée par la musique elle-même puisque Scan7 se considère comme de la Techno de Detroit dont les tenants et aboutissants se trouvent clairement expliqués dans le passage que je paraphrase volontiers :
Les créateurs font le parallèle entre leur musique et la ville de Détroit, en grande partie tributaire de l’industrie automobile qui a connu au début des années 1980 une très grande crise économique. La Techno traduit à la fois la désolation d’un monde industriel en fin de vie et l’espoir de jours meilleurs grâce aux nouvelles technologies, ainsi les allusions à la science-fiction sont courantes.
Univers sombre oblige, le set est une succession de phases plus vibrantes les unes que les autres que j’ai perçu de façon intense. Il ne laisse aucun répit, aucun espoir et lorsque la musique semble prendre sa respiration, ce n’est que pour amener une nouvelle couche de pessimisme. Impressionnant.
Malgré cette effusion de violence sonore, la session ne s’est jamais avérée chiante et m’a complètement purgé en me laissant patauger dans le vertige de ce nihilisme : pas de la musique de petit garçon en somme. Mes amis semblaient également sourire de l’expérience et sans mot dire, il était temps pour chacun d’entre nous de se retirer tant l’épaisseur du son nous a épuisé.